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Aime ton voisinDes histoires relationnelles entre le Bade-Wurtemberg, la France et la Suisse Aime ton voisin - comme toi-même? Mais ne vas pas détruire la clôture ! Ou n'y a-t-il aucune trace d'amour, comme le disait l'Alsacien Martin Graff ? Les pays d'origine des enfants " Il y a une chose que les douaniers ne peuvent pas contrôler, ce sont les plusieurs tonnes de graisse que les enfants ont emmenée dans leurs vêtements", constate Mathilde Paravicine avec satisfaction en 1942 après le retour de milliers d`enfants français d'un séjour de plusieurs semaines en Suisse. L'accueil d'enfants victimes de la guerre par des familles suisses ou dans des foyers pour enfants est une tradition ancienne qui remonte à la Première Guerre mondiale. Après quelques hésitations, la Suisse accueillit aussi des enfants allemands après 1945. En effet, ils n'étaient pas responsables de la guerre. Plus de 100.000 familles suisses ont accueilli un enfant venant d'Europe. L'amour interdit Quand les frères Francis et Rudi tombèrent dans les bras l'un de l'autre, ils purent à peine se parler - Rudi ne parlait pas le français, Francis ne parlait pas l'allemand. Pendant plus de soixante ans, ils n'avaient rien su l'un de l'autre. Francis est Français, Rudi est Bade- Wurtembergeois, mais ils avaient le même père. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il faisait partie des occupants allemands en France et il tomba amoureux de la belle Georgette. Francis naîtra de cette liaison. Son père quitta la famille juste après la naissance de Francis sans laisser de nouvelles. Francis grandit en France comme un de ces 200 000 " enfants de la honte" - c'est ainsi qu'étaient désignés les descendants des soldats allemands. Pendant très longtemps, il a caché ses origines pour échapper au mépris de son entourage, mais le désir de connaître ses origines ne l'a jamais quitté. A l'âge de soixante-deux ans, il y parvint: son père ne vivait plus, mais par son frère Rudi il gagna une " famille allemande". Chute dans le bonheur Au printemps de l'année 1838, Jérémie Risler, fils du fabricant Mathieu Risler de Cernay, commença à construire une usine de coton à Fribourg. Lors d'une promenade à cheval avec l'hôtelier Franz Xaver Pyhrr, Risler tomba malheureusement de son cheval. Pyhrr se sentit coupable et, accompagné de sa fille Pyrminia, il rendit visite au blessé quotidiennement. Ceux-ci tombèrent amoureux l'un de l'autre et en mai 1838 on fêta leurs fiançailles. Risler est donc entré dans l'une des familles les plus aisées de Fribourg. En 1847, il fonda une usine de boutons en porcelaine qui s'étendit rapidement et devint l'un des plus grands employeurs de la ville. Jeremias - désormais prénommé ainsi - devint le président de la Chambre de commerce et député de ville. La villa Risler était le lieu de rencontre de la haute société.
Grande exposition du Land 2012 de la Maison d'histoire du Bade-Wurtemberg au Musée des Augustins à Fribourg-en-Brisgau, du 28 avril au 30 septembre |
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